entretien_embauche_handicape

Pour optimiser son entretien d’embauche et se donner toutes les chances de décrocher le poste tant convoité mieux vaut préparer cette épreuve le plus tôt possible. Voici quelques conseils pour se différencier des autres candidats en lice.

Lors d’un entretien, tout compte. Vous devez aussi bien soigner votre discours que votre apparence physique. Cette dernière influence, même inconsciemment, le recruteur

 

Dress-code, langage, communication non-verbale… Au-delà de votre parcours professionnel et votre habilité à bien le présenter, les recruteurs sont également sensibles à votre attitude en entretien. Autant d’éléments à prendre en compte pour le jour J.

Tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler

Nous avons tous des tics de langage. Mais entre une discussion informelle entre amis et un entretien d’embauche, certains sont à proscrire, d’autant que cela peut être horripilant. Les « hein », « heu », « quoi » qui ponctuent les phrases sont à bannir. De même que les fautes de français : plus jamais de « si j’avais su, j’aurais pas venu » !

La forme, c’est le fond qui remonte à la surface

Votre CV est béton, votre parcours professionnel colle parfaitement à l’annonce à laquelle vous postulez. Et pourtant, le jour de l’entretien, vous n’arrivez pas à convaincre le recruteur ? Pour qu’un discours soit entendu, qu’importe le fond, il faut y mettre les formes. En clair, il est nécessaire de maîtriser l’intonation de sa voix pour mieux vendre votre présentation. En effet, il est difficile de croire qu’un candidat est dynamique s’il le dit d’une voix trop « molle »… Pensez aussi à la manière dont vous vous tenez face à votre interlocuteur, à votre jeu de mains ainsi qu’à votre regard. Même si cela peut paraître secondaire, le recruteur sera forcément sensible à la manière dont vous vous comportez.

Victime d’un mauvais dress code ?

En entretien vous êtes jugé à « 55% sur votre apparence, à 38% sur votre gestuelle et à seulement 7% sur vos propos« ,. Si on peut regretter ce « diktat de l’apparence », une tenue adaptée en entretien est cependant un pré-requis attendu du recruteur. A moins de travailler dans le milieu de la mode, le protocole veut que vous vous présentiez sous votre meilleur jour en entretien d’embauche.

Soyez inflexible avec la ponctualité

Jamais, ô grand jamais, vous ne devez être en retard à un entretien d’embauche, même si votre interlocuteur vous laisse ensuite poireauter. En cas d’imprévu, prévenez l’entreprise et faites votre mea culpa. Cela est considéré comme la moindre des politesses…

De l’art de discourir spontanément

Pour réussir son entretien d’embauche, il est nécessaire de l’avoir bien préparé. Sur la forme comme nous l’avons évoqué précédemment mais aussi sur le fond. Cela vous permettra d’être cohérent lors de votre présentation et de répondre du tac au tac aux questions du recruteur. Vous ne serez pas déstabilisé et vous pourrez alors lâcher vos fiches pour afficher un discours plus spontané. La confiance en soi est toujours payante : elle rassurera votre interlocuteur. Un bon point pour l’étape d’après !

Bien gérer son temps de parole

Le recruteur peut vous poser des questions ouvertes. Attention à ne pas trop profiter de cette liberté : vouloir à tout prix parler pour parler et finalement ne rien dire peut vous causer du tort

.Les réponses trop longues risquent également d’endormir le recruteur ou de le lasser. Il n’hésitera pas d’ailleurs à vous couper la parole si c’est le cas

Bien répondre

Quelles sont vos qualités ? Vos défauts ?… Même si elle n’est pas toujours posée, cette question fait partie des classiques de l’entretien. A vous de bien préparer sa réponse pour rester en lice. Choisissez de préférence des défauts qui peuvent être corrigés (en expliquant les actions menées pour vous améliorer) et les qualités qui apporteraient une plus value à votre candidature. Mais évitez de dire que vous n’en possédez pas, car tout le monde a des défauts ! Ou de donner des qualités/défauts basiques qui n’apporteraient aucun élément distinctif. Par exemple, convivial, perfectionniste…

Parlez-moi de vous…

Cette question piège demeure un classique de l’entretien d’embauche. Rien ne sert de stresser : le recruteur n’attend pas de vous un long monologue depuis votre naissance à aujourd’hui. Au contraire, le but est de tester votre capacité à synthétiser un discours clair en lien avec le poste et votre présence en entretien. Alors n’en faites pas des tonnes, soyez concis mais clair et vendeur…

 Cultivez votre personnalité…

C’est donc votre personnalité – encore et toujours ! – qui va faire la différence. Que les entreprises recherchent en priorité des jeunes diplômés faisant preuve d’adaptabilité ne signifie en rien qu’elles souhaitent intégrer à leur équipe un « clone » lisse et prédéfini. Cultivez vos différences, dans la mesure où elles « cadrent » avec l’entreprise et vous présenterez un surcroît d’intérêt pour votre interlocuteur. Il va falloir vous y faire : en entrant sur le marché de l’emploi, vous devenez un produit ! Pas de panique : travaillez votre positionnement, trouvez une « niche ». Les recruteurs se plaignent du manque de relief des jeunes diplômés ? Montrez-leur que vous sortez de l’ordinaire. Motivation, leadership, capacité à travailler en équipe, adaptabilité, organisation, confiance en soi, capacité d’analyse, de synthèse, etc. : autant d’aptitudes communes à tous les jeunes diplômés. Vos différences sont à chercher ailleurs. Combien d’étudiants de votre promotion se montrent-ils, par exemple, passionnés par la parthénogenèse du poulpe en Antarctique ? Vous l’aurez compris, tâchez de finaliser, lors de l’entretien, tout le travail effectué, en amont, au cours de l’élaboration de votre bilan, de votre projet professionnel, de votre CV et de votre lettre de motivation.

… sans tomber dans la démesure

Votre profil vous semble rassurant ? C’est une condition nécessaire, mais pas suffisante. Sortez doucement du moule, vous attirerez l’attention sans heurter. C’est là tout ce que les recruteurs demandent lorsqu’ils réclament : « Etonnez-nous ! » Un candidat préparé et averti en vaut donc au moins deux. Adaptez nos conseils à votre personnalité, et n’appliquez jamais un principe général sans vérifier qu’il vous correspond effectivement et qu’il ne brise pas la cohérence nécessaire de votre « background ». Attention aux dérives : tout est affaire de dosage. Là encore, gardez votre précieux sens de la mesure : pas question d’arriver dans le bureau du recruteur par les toits sous prétexte de vous montrer entreprenant(e) et audacieux(se). Votre remake si soigneusement préparé de Mission impossible ne fera qu’alerter la sécurité et l’entreprise ne se montrera vraisemblablement guère sensible à tout le panache de votre action d’éclat. Au contraire : une bonne dose de conformisme ne manquera pas de mettre en avant vos différences sur des points essentiels. On doit se souvenir de vous…

Mon ancienne entreprise ? Tous des c… !

S’il est une chose à ne jamais faire, c’est bien de dire du mal de votre ancienne entreprise, ou de vos anciens collègues, hiérarchiques ou non. Même si c’est une des raisons pour lesquelles vous cherchez à partir, vous devrez légitimer votre actuel choix de carrière par un argument professionnel. Personne n’aime être critiqué et encore moins savoir qu’il pourra l’être…

Poser des questions

Il vaut mieux toujours avoir des questions à poser au recruteur, véritable signe d’intérêt pour le poste à pourvoir. Vous pouvez poser des questions sur la culture d’entreprise, les critères choisis pour juger le collaborateur durant la période d’essai, par exemple. Evitez de débuter, en revanche, par des questions portant sur le salaire, les avantages ou les congés proposés par l’entreprise.

 

 Au revoir, et merci

 

Dernier point important lors d’un entretien d’embauche, la manière dont vous y mettez un terme. Si un recruteur vous demande à la toute fin si vous avez des questions, il est vital d’avoir noté – par écrit éventuellement – dans un coin de votre tête les points que vous souhaitez approfondir. Cela signifie que vous vous projetez déjà dans le poste et que vous prenez les choses à coeur. Enfin, pour conclure l’entretien, il est de rigueur de remercier votre interlocuteur, de lui dire au revoir et, encore mieux, de saluer les autres personnes qui vous ont accueilli. Sinon, le ou la personne à l’accueil aura vite fait de vous tailler un costard…

Attention à votre gestuelle

 

 Main flasque, regard-zapping, jambes croisées sous la chaise… Le recruteur vous a à l’oeil. Pour gagner des points, gommez ces gestes malvenus qui parlent en votre défaveur. Décryptage et conseils de Valentin Becmeur, coach-formateur chez Othello.

Durant l’entretien d’embauche, vous allez être observé, scruté, analysé sous toutes les coutures. La forme est donc aussi importante que le fond. Et il y a des gestuelles qui ne pardonnent guère, quelles que soit vos qualités. Alors méfiez-vous des postures qui vous nuisent, exercez-vous à les redresser et le jour « J », oubliez-tout. 

1.      La poignée de main molle ou broyeuse

Un classique. Entre les deux extrêmes, le recruteur va sentir, soit un candidat introverti ou sans énergie (mollesse), soit un candidat manquant de tact et sous pression (broyage). Or, cette entrée en matière, est clé, car elle imprime déjà une première impression. La main doit être droite et sèche, la poignée ferme et chaleureuse, en attrapant complètement la main de l’autre, sans hésiter. Le tout accompagné d’un regard franc, direct et soutenu.

L’astuce : ayez un mouchoir avec un peu de talc au fond d’une poche, pour essuyer discrètement toute moiteur. Si c’est votre interlocuteur qui a la main humide, faites comme si de rien était.

2. Le regard qui « fait la poule » ou qui fixe un seul individu

Face à plusieurs interlocuteurs, le candidat a tendance à balayer toute la brochette des « jurés » du regard en passant de l’un à l’autre trop rapidement, avec des mouvements de tête frénétiques ou saccadés, tel un gallinacé. A l’inverse, il peut ne regarder que la personne qui l’interroge, négligeant ses pairs. La position juste est de distribuer le regard de façon équitable : commencez par répondre au questionneur, puis regardez son voisin quelques secondes, puis le suivant etc., avant de finir en revenant sur l’auteur de la question. Peu importe que ses acolytes aient l’air d’être ailleurs, en les regardant tout à tour vous les impliquez, vous les réintégrez dans la discussion.

L’astuce : entraînez-vous avec 2 ou 3 amis qui vous feront passer un entretien fictif. Ils seront chargés de vous poser des questions et de noter le nombre de regards échangés avec vous.

3.Le séant sur le bord de la chaise

 

Sous stress, angoissé, le candidat choisit des placements inconfortables. Dans ce cas de figure précis, vous donnerez l’impression de ne pas être à l’aise dans le lieu (souvent celui du job visé), d’être pressé ou de ne pas savoir occuper l’espace imparti. Tenez-vous droit, en évitant de vous adosser exagérément à votre siège, et maintenez les deux pieds bien à plat sur le sol. Donc, pas de jambes croisées en dessous, vous risqueriez de basculer votre buste en avant.

L’astuce : juste avant l’entretien, durant 2 minutes dans un coin isolé, adoptez une posture d’autorité, dominante, vous gagnerez en confiance et en force de conviction pour la suite.

4. Le sourire « ultra-brite »

Proscrivez le sourire plaqué. Le consultant ou le DRH va tout de suite sentir l’insincérité de votre enthousiasme. Et si vous vous retrouvez désarçonné par une question ou déstabilisé par une remarque, le contraste en sera d’autant plus saisissant. Il vous desservira. Optez pour une expression neutre, et graduez un sourire convivial au fil de l’échange : il doit être spontané et authentique.

L’astuce : remémorez-vous un souvenir heureux, des moments de plaisir, qui seront des rappels émotionnels efficaces pour sourire « vrai ».

5. Le tapotage de la table du bout des doigts ou du sol avec les pieds

Ce sont des gestes parasites dont vous n’avez pas conscience, tout comme ceux d’auto-contact (se gratter, se coucher les cheveux, se pincer le nez…). Des tics qui perturbent votre interlocuteur, au point qu’il n’écoute plus vos arguments. Il se focalise malgré lui, sur votre « bougeotte ». Ce qui peut l’agacer ou même l’énerver. Apprenez à détecter et à maitriser cette nervosité physique.

L’astuce : demandez à un proche d’observer vos mouvements en situation de prise de parole. Par exemple, racontez-lui avec naturel le dernier film que vous avez vu. L’autre a pour mission non pas d’écouter votre récit mais de noter tous vos gestes, quel que soit leur ampleur. Après un débrief ensemble sur ceux qui vous parasitent, laissez vos bras détendus le long du corps, afin de les chasser

6. L’auto-retournement en partant

C’est un réflexe machinal quand le recruteur ne vous raccompagne pas. Le candidat salue d’un hochement de tête ou serre les mains, traverse la salle, sort et… fait demi-tour pour fermer la porte. Dès lors, il perd en prestance, en faisant passer le message implicite suivant : « j’ai fait ce que j’avais à faire, tchao ! ». Ce qui confine à la désinvolture. Ou il se trouve empoté, à recroiser le regard de celui (ceux) qu’il vient de quitter.

L’astuce : exercez-vous à fermer une porte sans vous retourner, en passant le bras derrière le dos. Vous verrez, ce n’est pas si compliqué.

Et pour vous préparer et mettre toutes les chances de votre côté, pensez à la préparation simulation d’entretien proposée par nos spécialistes du recrutement à Solutions Coaching.

Pour tout renseignement contact@solutions-coahing.fr