On dit que le temps c’est la vie, et que gérer son temps, c’est gérer sa vie. Mais une question peut être posée : plutôt que de le gérer, ne vaut-il pas mieux l’assumer ?

Comment faire en sorte de se réserver du temps heureux ? Le temps  qui nous donne le plus de satisfactions existentielles et de se dégager de ces « voleurs de temps » nocifs et parasites qui nous gâchent la vie.

Pour citer Woody Allen «  L’éternité, c’est long surtout vers la fin ! »

Retenons une chose : Le temps c’est moi

En effet, le temps est affaire de sensibilité, de tempérament, de personnalité. Il y a des personnes qui sont toujours à l’heure, d’autres en retard. Certains sont du matin, d’autres du soir. Et cela, sans compter l’humeur et la perception variable du temps.

Il existe donc une météo subjective, intérieure du temps qui rappelle qu’au-delà des règles de gestion du temps, il faut savoir s’écouter et prendre en compte sa propre inscription sensible, presque physique, dans le réel du temps qui passe.

Le temps, c’est la vie….

On dit souvent « je n’ai pas le temps…. » ou « il me faudrait plus de temps… » . Si l’on remplaçait « temps » par « vie », cela donnerait : « je n’ai pas la vie … » ou « il me faudrait plus de vie… »et c’est à ce moment là qu’on se rendrait compte que le choix du temps est bien toujours un choix de vie »

La perte de temps est donc aussi une perte de vie. D’où l’importance de bien choisir ce temps précieux, ce temps vital !

Lorsque l’on prend le temps de réfléchir, ce n’est pas le temps qui me manque, mais la part d’existence que je veux bien lui insuffler….

L’équilibre des temps

Bien sûr, on ne peut pas toujours choisir. Seuls quelques privilégiés peuvent ordonner les séquences de leur existence selon leur gré.

Mais c’est plutôt la réflexion subjective sur le temps et donc sur la vie qui finit par compter.

La question est donc : qu’est ce qui est important pour moi ? et si cela est important, pourquoi est(ce que j’y consacre si peu de temps ? Comment réduire toutes ces activités secondaires qui entravent ma liberté et parasitent plus de la moitié de mon temps, qui empiètent sur l’essentiel et parfois même le remplacent.

 

 

Petit exercice facile pour vous réapproprier VOTRE temps :

Examinez vos horaires et la manière dont vous gérer votre emploi du temps afin de distinguer les activités librement choisies et celles qui ne font que répondre aux impératifs de votre entourage, professionnel ou familial. Il est ainsi très utile de relire son emploi du temps en se demandant, à chaque étape : «  est ce bien moi qui l’ai voulu ? »

Il faut reprendre son temps de deux manières :

  • Vérifiez, chaque matin, que vous allez l’utiliser au mieux
  • Assurez-vous que c’est au bénéfice de vos propres objectifs de vie

 

Mais où se trouve l’essentiel ?

Comment nommer l’essentiel et le définir ?

L’essentiel, si l’on peut dire, mérite toujours réflexion, il se cherche, se travaille et finit par se trouver.

C’est pourtant l’accessoire qui nous envahit : les obligations concrètes administratives, familiales…

La vie se remplit ainsi d’une multiplication de tâches secondaires mais urgentes à expédier. L’urgent nous éloignant ainsi de l’essentiel. Même si l’accessoire n’est pas à négliger et qu’il faut y consacrer du temps, l’accessoire étouffe l’essentiel, et prend le pas sur lui.

Il s’agit donc pour chacun de décider ce qui est important pour soi, et sur le fond : le couple, les enfants, la famille, les amis, le sport…..

Il s’agit ainsi de distinguer ce qui compte, ce qui est prioritaire, ce dans quoi on va instiller toute son énergie vitale.

D’aucuns disent habituellement « mais c’est tout cela à la fois… tout est important ! » Mais si l’on pense que tout est important, donc que tout est à faire, alors tout devient…négligeable, et à vouloir tout faire, on ne fait plus grand-chose ou on fait tout mal !

Il faut donc trier, sélectionner, choisir, éliminer « dans sa tête ». Si je pense que le travail est plus important que la famille, alors je m’organise en fonction de cette priorité.

Il faut bien choisir ses activités puisque le temps n’est pas infini et que nous avons des contraintes, de fait, nous faisons quasi naturellement les 3/8.

Pour organiser son temps, il faut garder à l’esprit que chacun s’inscrit dans une pré- structuration de temps : 8 heures pour dormir- 8 heures pour travailler- 8 heures pour les loisirs et la famille

Que le présent ne nous échappe pas

Pour être heureux, repensons notre rapport au temps : arrêtons de faire constamment des projets ou de tout remettre au lendemain. Au contraire, on ne possède la paix intérieure que si notre esprit sait rester stable dans l’instabilité de notre existence. Savoir être soi, savoir être à soi demande  d’être tout entier au présent.

Pour conclure, je citerai Sénèque

«  Ne remettons rien au futur. Réglons nos comptes avec la vie jour par jour. Hâte- toi de vivre et compte chaque journée pour une vie distincte »