burnout (9)

 

Plus d’1/3 des Français ont déjà fait un burn-out.

Pourquoi est-il si compliqué d’en reconnaître les symptômes à temps ? et comment savoir quand le bon stress se transforme en stress malsain ?

Vous êtes sur un petit nuage, tous vos sens sont en éveil. Les solutions créatives surgissent dans votre esprit les unes après les autres, vous prenez, hop, hop les bonnes décisions et foncez vers votre rendez vous suivant. Le déjeuner prévu peut bien attendre encore un moment, un café suffira. Quelle journée merveilleusement productive !

Travaillez sous pression peut être pendant quelques temps aussi agréable que cela. Eprouver un stress pendant une courte période peut vous permettre de donner le meilleur de vous-même.

Mais que se passe-t-il ensuite ? Pouvez-vous, après coup, vous reposer sous un arbre et reprendre votre souffle, heureux de vos accomplissements ? Où êtes vous immédiatement rattrapé par l’urgence suivante ou assailli par un chef de service insatisfait ?

Alors quand parle-t-on de burn out ?

Le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel est le stade final d’un long processus de souffrance, le plus souvent au travail, dû à une accumulation de stress. Ce syndrome touche autant les hommes que les femmes, de tous horizons professionnels et niveaux hiérarchiques, et de tous âges, avec un nombre croissant d’adolescents et d’étudiants concernés.

L’épuisement est à la fois émotionnel, psychique et physique, et peut avoir divers degrés de sévérité. La personne arrive au bout de ses ressources: elle se sent «vidée», «à plat», est incapable de récupérer, de se ressourcer dans sa vie privée, le soir, le week-end, durant les vacances. À la longue, elle ne parvient plus à exécuter son travail. Ses performances professionnelles baissent, malgré des efforts décuplés (par crainte notamment de perdre son emploi); elle perd la confiance en elle et en ses capacités. Toujours fatiguée, maussade, d’humeur changeante, elle devient aussi distanciée à l’égard du travail, des collègues, des clients, etc.

La durée de la résistance à ce stress chronique dépend de la résistance individuelle. L’individu cache et nie les signaux d’alerte, et évite d’en parler à ses supérieurs. C’est un cercle vicieux, dans lequel le travailleur continue à se surinvestir, alors qu’il est constamment fatigué, déconcentré, désorganisé, etc. Cela jusqu’au moment de la rupture, lorsque son corps et/ou son esprit lâche, ce qui peut se manifester par exemple par une subite crise de panique ou, dans des cas plus avancés, par une incapacité de bouger le matin au réveil.

S’il n’est pas diagnostiqué et pris en charge à temps, ce syndrome peut avoir de graves conséquences sur la santé physique et mentale de l’individu touché, ainsi que sur sa vie professionnelle, sociale et familiale.

burnout (10)

Le ressort est cassé

Le stress répété, chronique: vécu dans le milieu professionnel, il constitue la cause principale du burn-out. La réaction de stress ou syndrome général d’adaptation (SGA) est un mécanisme de défense et d’adaptation naturel de l’organisme, permettant d’affronter des situations exceptionnelles en mobilisant efficacement les ressources physiques et mentales. Une fois le danger passé, l’organisme doit se reposer de cette accélération pour pouvoir récupérer. À défaut, il risque l’épuisement.

Déni et crainte: au lieu de se reposer et se ressourcer, l’individu touché par le burn-out va par exemple travailler toujours davantage, laisser sa vie professionnelle déborder dans sa sphère privée, craignant de voir ses compétences, voire son emploi, mis en doute. Il se prive ainsi du temps et des activités nécessaires au ressourcement physique et mental.

Les Symptômes

burnout (1)

Si vous avez déjà rencontré un ou plusieurs symptômes ci-dessous, alors il est probable que vous risquez le burn-out :

  • Chaque jour au travail est pour vous, un mauvais jour.
  • Vous vous sentez tout le temps épuisé(e).
  • Vous ne ressentez aucune joie ni intérêt au travail, voire même vous vous sentez déprimé en y repensant.
  • Vous vous sentez débordé(e) par vos responsabilités.
  • Vous avez développé des pulsions pour compenser le stress que vous avez subi, comme boire beaucoup d’alcool, ou grignoter.
  • Vous avez moins de patience avec les autres qu’auparavant.
  • Votre vie ou votre travail semble stagner, et vous n’avez pas d’espoir que cela change à l’avenir.
  • Vous ressentez des symptômes physiques comme une douleur à la poitrine, des essoufflements, insomnies ou palpitations cardiaques (Assurez-vous de consulter un médecin pour confirmer !).

 

Même s’il n’existe pas de classification médicale unique du burn-out, qui se manifeste par un certain nombre de signes cliniques et de symptômes d’apparition progressive, dont voici les plus fréquents (pas forcément tous présents).

burnout (2)

Quels sont les Facteurs de risque ?

La plupart des gens ne parviennent pas à avouer leur difficulté à faire quelque chose. Surtout à leur patron. Mais celui-ci ne le remarque généralement pas de lui-même.

Ce n’est pas forcément de la mauvaise volonté : de nombreux supérieurs hiérarchiques sont surtout aveugles aux symptômes de stress de leurs salariés parce que leur « seuil critique » à eux est beaucoup plus haut. Pour eux, une charge de travail élevée demeure plus longtemps un stimulus agréable et malgré delà, ils restent plus longtemps impassibles et concentrés que leurs employés.

C’est d’ailleurs souvent pour cette raison qu’ils se sont retrouvés à un poste de responsable. L’une des conséquence est que des personnes résistantes au stress dirigent des personnes moins résistantes.

 

Les facteurs qui favorisent ce syndrome sont à environ 20% d’ordre personnel et à environ 80% liés à l’environnement professionnel.

Facteurs personnels

  • Personnalité: les personnes très engagées, aimant leur travail et y attachant une grande importance, s’adonnant à leurs tâches et responsabilités avec enthousiasme, endurantes au stress, risquent de se retrouver plus rapidement en burn-out. Il en va de même des personnes perfectionnistes, exigeantes et critiques envers elles-mêmes, et de celles ayant une mauvaise estime de soi. Les individus instables émotionnellement ou fragilisés risquent aussi davantage l’épuisement (par ex. personnes souffrant de troubles du sommeil ou de trouble psychologique –trouble bipolaire, dépression active, antécédent de dépression).
  • Environnement privé: avoir un environnement familial et social satisfaisant, auprès duquel on trouve écoute, reconnaissance et soutien, permet de mieux contrebalancer le stress au travail, de se ressourcer. À l’inverse, ou en cas de crise familiale, les risques de burn-out sont plus importants.
  • Manque d’activités extraprofessionnelles: ne pas avoir de loisirs épanouissants, ou les abandonner au profit du travail.

Facteurs professionnels

La culture visant au profit maximum et attisant la compétition, l’exigence de l’excellence, la valorisation du sacrifice individuel, ainsi que l’individualisme, favorisent le stress chronique au travail. Alors que la personne concernée se croit «coupable» ou «faible», l’origine de l’épuisement est généralement à chercher à l’extérieur d’elle, dans:

  • l’organisation du travail: surcharge chronique ou manque de travail, etc.
  • le style de management: domination par la peur, système de bonus, compétition, manque de reconnaissance, manque de communication, mobbing, etc.
  • les relations au travail: rivalités, individualisme, manque de collégialité, conflits, etc.
  • l’environnement professionnel: horaire irrégulier, de nuit, isolement, manque d’espace, «open space» bruyant, interruptions, conflits de valeur, etc.
Comment s’en sortir ?

Apprenez à gérer votre stress au travail

burnout (3)

  • Programmez-vous des pauses pendant le travail.

Avez-vous l’habitude de commencer puis de travailler sans vous arrêter jusqu’à la fin de vos heures de travail ? Si oui, insérez quelques pauses dans la journée. L’idéal est de faire des pauses de 10 à 15 minutes toutes les deux heures.

Pendant les moments de pauses, faites quelque chose qui vous coupe du travail, comme méditer, faire des pompes ou la planche, jouer à un puzzle ou faire des mots-croisés. Cela vous aidera à utiliser d’autres compétences que celles que vous exploitez au travail.

  • Vous pouvez utiliser des techniques de relaxationpour réduire votre stress.

Soit en prenant de profondes respirations, en méditant ou bien relaxant progressivement vos muscles dès que vous commencez à être stressé.

 

  • Prenez des congés, c’est important.

Si vous vivez un burn-out, il est possible que vous n’ayez pas pris de congés depuis trop longtemps. N’hésitez pas à poser un jour de congé pour reprendre du poil de la bête. Ou si vous êtes réellement malade, d’en profiter pour vous reposer et pas pour travailler de chez vous.

Vos week-ends sont également le moment de sortir avec votre famille, et pas d’emporter votre travail à la maison. Faites donc attention à bien séparer votre vie professionnelle de votre vie personnelle pour vous reposer réellement. Par exemple, ne répondez pas aux appels du boulot ou aux mails après les heures de travail ou lorsque vous êtes en vacances.

Développez de bonnes habitudes de travail

burnout (4)

Redéfinissez votre approche du travail.

Cette vision négative que vous avez du travail, est parfois liée au fait d’avoir perdu de vue la valeur que vous créez par votre travail. Redemandez-vous ce qui vous a conduit à choisir ce métier en premier lieu, et quels sont vos objectifs à long terme.

Par exemple, si vous travaillez pour une association sans but lucratif, assurez-vous que ce que vous faites a un impact positif chez les personnes concernées.

 

Changez également votre façon de parler de votre travail.

Enlevez- les “je dois” de votre vocabulaire, et utilisez “je voudrais“. Avec ce simple changement sémantique, vous n’exprimez plus une contrainte mais une volonté, vous êtes responsables de vos actions. Lorsque vous dites “Aujourd’hui je dois finir mes dossiers”, ce n’est pas la même chose que “Aujourd’hui je voudrais finir mes dossiers”.

Remarquez comment la seconde phrase vous laisse plus de liberté et d’apaisement. Ainsi, commencez par noter sur vos listes de tâches “Aujourd’hui, je voudrais…”, et si vous remarquez que vous redites “je dois”, alors reprenez-vous et remplacez-le par “je voudrais”.

Apprenez également à dire “non”.

Penser que vous pouvez tout accomplir est aussi l’une des meilleurs manières de générer un burn-out. Bien sûr, vous serez bien vu par les autres lorsque vous prenez des responsabilités supplémentaires. Mais n’oubliez pas à quel point votre travail vous surcharge, et avec le temps vous risquez de vous sentir débordé(e) et emprisonné(e) par votre travail.

Récupérez donc votre temps perdu en disant “non” à toutes les sollicitations non-obligatoires et superflues. Lorsque que quelqu’un vous demande de faire du travail supplémentaire dites simplement : “Non, je suis déjà débordé. Peux-tu donner cela à quelqu’un d’autre ?”. Ne vous excusez pas non plus. Affirmez-vous et respectez votre temps. En le faisant, les autres vous accorderont plus de valeur.

 

Déléguer vous fera également du bien.

Vous procrastinez et traînez sur vos projets jusqu’à la dernière minute parce que vous êtes inquiet de ce que les autres en penseront ? Vous travaillez plus d’heures que tout le monde parce que vous voulez être le/la meilleur au boulot ?

Si vous êtes perfectionniste, une bonne partie du stress que vous ressentez au travail est dû au fait que vous voulez tout faire. Vous pensez que personne ne peut faire ce travail aussi efficacement ou aussi parfaitement que vous, alors vous continuez de charger la mule jusqu’à ce qu’elle s’effondre.

Comprenez que vos tendances au perfectionnisme contribuent à votre burn-out. Commencez par partager votre charge de travail avec les autres, en déléguant vos tâches. En le faisant, vous leur permettez de développer de nouvelles compétences et vous permettra de vous concentrer sur l’essentiel.

 

Mettez-vous au défi.

Vous pensez probablement que “vous en faites déjà bien assez”. Mais, si vous vivez un burn-out, vous n’êtes pas en train de vous stimuler de la bonne manière. Lorsque le travail devient ennuyeux ou monotone, vous pouvez améliorer ce que vous ressentez en apprenant de nouvelles compétences ou en changeant votre rôle au travail.

Vous pouvez ainsi demander à votre employeur de prendre en charge des formations pour mettre à jour vos talents, ou bien chercher un nouvel emploi qui vous permettrait d’utiliser vos compétences actuelles. Faire un bilan de compétences est tout à fait approprié dans ce cas.

Rendez votre temps libre utile

burnout (5)

Cela peut paraître contradictoire, mais votre temps libre n’a pas à être des moments d’apathie enfermé chez vous. Commencez à dire “oui” aux activités amusantes. Vous avez l’habitude de rejeter les invitations de vos amis et de votre famille à profiter de moments d’amusement ?

Si c’est le cas, alors faites un devoir de dire “oui” à ces invitations. Si vos enfants vous demandent de les emmener au parc, alors dites “oui” et laissez vos tâches de côté quelques heures. Vous méritez d’inclure du divertissement à votre vie.

⇒ Prévoyez du temps pour vos loisirs. Travailler trop peut souvent dire que vous négligez d’autres passions. Ainsi, en consacrant plus de temps à vos loisirs vous pourrez trouver un meilleur équilibre entre le travail et votre vie personnelle. Pensez à un passe-temps que vous aimeriez pratiquer plus souvent et commencez à vous laisser du temps pour le faire dans vos moments libres.

Vos loisirs peuvent être n’importe quelle activité que vous appréciez, comme jouer au basket, cuisiner avec vos enfants ou marcher en plein air.

 

Investissez-vous dans les relations sociales.

Ce n’est pas parce que vous êtes un travailleur assidu que vous devez vous couper des autres. Être soutenu par vos proches, vos amis, est un excellent moyen de lutter contre le stress. De plus, le fait de passer du temps avec des personnes qui vous sont chères peut être une source d’inspiration lorsque vous travaillez.

Essayez les stratégies suivantes pour sociabiliser plus souvent :

  • Planifiez régulièrement des soirées avec votre conjoint(e).
  • Programmez des jeux ou des soirées au cinéma avec vos amis ou famille.
  • Inscrivez-vous à un club ou rejoignez une association.
  • Faites-vous des amis au travail pour rendre vos journées plus supportables.

 

Consacrez du temps à une cause qui vous tient à cœur.

Faire du bénévolat est une excellente façon de passer votre temps libre. Cela peut vous aider à retrouver le sentiment de faire quelque chose d’utile, si ce n’est pas le cas au travail. Trouvez une cause en laquelle vous croyez, puis offrez vos compétences pour aider.

Il n’y a pas de petites actions. Que ce soit d’aider des élèves en difficulté après l’école, d’aider des personnes âgées, ou assister une association à un événement communautaire, vous avez l’embarras du choix.

Évitez les rechutes fréquentes de burn-out

Repérez les signes avant-coureurs.

Nous avons vu plus haut qu’il y a un certain nombre de signes avant-coureurs au burn-out, et prévenir l’apparition du burn-out signifie savoir les repérer. À la fin de la semaine demandez-vous si vous :

  • Avez été trop cynique ou critique avec des collègues/clients, ou bien si vous vous êtes trop plaint du travail.
  • Si vous ne vous êtes pas forcé à aller au travail sur plusieurs jours.
  • Vous êtes senti facilement frustré par les collègues ou les clients.
  • Manquez d’énergie et de motivation pour faire votre travail.
  • Ressentez des changements dans votre sommeil ou vos habitudes alimentaires.
  • Vous ressentez des maux ou des douleurs inexplicables.
  • Si vous ressentez le sentiment d’être inutile, de culpabilité ou de désespoir

Si c’est le cas, alors agissez en appliquant les conseils décrits dans cet article.

Soyez aussi attentif à vos stratégies d’adaptation au stress.

Lorsque vous êtes stressé, votre esprit tente de vous apaiser par des comportements qui vous déconnectent de ce que vous vivez. Parfois de manière sensée et efficace, comme faire du sport, rencontrer des amis ou de la famille, ou prendre soin de vous.

Mais bien souvent, dans le cas du burn-out, des comportements destructeurs se mettent en place. Cela peut être des grignotages incessants qui débouchent sur des crises de boulimie, des achats compulsifs, une addiction aux jeux d’argent, ou encore l’usage de drogues et d’alcool pour oublier le mal-être que vous vivez.

Si vous remarquez que vous plongez dans un comportement malsain, et que vous “ne pouvez pas vous empêcher” de le faire, alors faites l’effort de prendre soin de vous. Prenez une journée pour visiter un institut de massage, d’aller lire un bon livre à la bibliothèque, tout ce qui pourrait vous faire plaisir sainement.

Cela vous aidera à vous rendre compte qu’il y a d’autres moyens bien plus efficaces de vous faire du bien.

Soyez à l’affût de vos monologues négatifs.

Le burn-out peut vite devenir évident lorsque vous faites attention à vos pensées, qui sont à majorité trop négative ou pessimiste au travail. Si vos idées et votre dialogue interne semblent très critiques sur le travail, ils peuvent facilement s’étendre dans d’autres domaines de votre vie.

Par exemple se dire “Je n’en fais jamais assez” ou “Quoi que je fasse mon employeur n’est jamais content.” Si vous remarquez ce type de pensées, il est bon de les reformuler autrement. Par exemple, au lieu de penser “Je n’en fais jamais assez.”, repensez à tous les moments où cette pensée était fausse… comme le jour où vous avez fini plus tôt votre travail pour aider un collègue.

Pour vous débarrasser définitivement de ces pensées parasites, en parler à un professionnel comme un psychothérapeute peut également s’avérer être une bonne technique.

Pratiquez la pensée positive

burnout (6)

Le burn-out peut vous faire glisser dans un cercle vicieux de pensées négatives. Ces pensées empirent généralement avec le temps. Pour les combattre, il est possible d’apprendre à penser positivement, avec des affirmations fortes sur l’avenir.

 

Pour cela, il est utile d’imaginer ce que vous souhaitez et de vous concentrer sur l’importance de ce que vous faites. Vos tâches actuelles sont une petite parcelle de votre objectif dans la vie, sans quoi vous n’auriez pas pris cet emploi pour commencer. La méthode Coué est une excellente manière d’apprendre à penser à ce que vous voulez, plutôt qu’à ce que ne vous voulez pas.

 

Lorsque vous commencez à guérir du burn-out, il peut être difficile de mettre en place cette nouvelle habitude de pensée positive. C’est pourquoi il est important de commencer petit. Essayez de penser à quelque chose de positif avant de vous lever du lit chaque matin. Ou, à la fin de la journée, pensez à quelque chose d’utile que vous avez fait au travail ou à la maison.

 

Vous méritez de célébrer même de petites réalisations. Ces célébrations peuvent vous aider à redécouvrir la joie et le sens de votre travail. Vous pouvez également amener plus de positivité dans votre vie, en devenant plus agréable au travail. Peut-être en conseillant vos collègues, ou en apportant un cadeau de temps à autre.

 

Aider les autres est une partie fondamentale de notre nature humaine. Être agréable et gentil avec les autres, vous aide non seulement à répandre de la positivité dans votre lieu de travail, mais aussi à vous sentir bien dans votre peau.

 

Prenez également plus de recul, en tenant un journal sur ce que vous avez fait aujourd’hui. Écrire n’est d’ailleurs pas qu’une aide thérapeutique, mais elle peut aussi développer votre côté créatif.

Vous n’avez même pas besoin d’un cahier pour ça, certains écrivent sur leur portable, sur des post-its. A vous de choisir votre support. Ainsi, vous pouvez raconter votre journée ou bien écrire des poèmes ou encore inventer une petite aventure pour parler de ce que vous avez fait aujourd’hui.

Vous n’avez pas besoin d’être un écrivain en herbe pour ça, votre journal n’est qu’à vous et à vous seul ! Vous pourrez bien sûr décider de le partager avec votre entourage plus tard.

Réévaluez vos objectifs dès à présent

burnout (7)

Prenez le temps de réévaluer vos objectifs personnels. Le burn-out se produit lorsque votre travail n’est pas aligné avec vos valeurs, ou quand il ne contribue pas à vos buts sur le long terme. Vous pouvez également ressentir de la frustration si vous n’avez aucune idée de vos buts actuels.

Commencez par identifier vos valeurs et pensez à ce qui vous a motivé à choisir cet emploi. Utilisez tout cela pour construire votre mission de vie. Cette introspection vous aidera à mieux comprendre ce qui est important pour vous, et ce qu’il manque aujourd’hui à votre vie.

Ensuite, cherchez un moyen de rattacher vos valeurs et votre mission à votre rôle actuel. Cela peut vouloir dire construire votre propre emploi, ou bien juste changer votre manière de voir votre rôle actuel.

Le psychologue de la pensée positive Martin Seligman, a déterminé que nous avons tous besoin de 5 éléments dans nos vies pour être satisfait sur le long terme. Il a appelé ce modèle le PERMA Model. Ces éléments sont :

  1. Les émotions positives: Pour ressentir du bien-être, nous avons besoins d’émotions positives dans notre vie. Par exemple, la paix, la gratitude, le plaisir, la curiosité et l’amour entrent dans cette catégorie.
  2. Être impliqués dans ce nous faisons : Lorsque nous sommes vraiment impliqués dans une situation, une tâche ou un projet, nous vivons un état de Flow.Le temps semble s’arrêter, nous perdons notre sens du soi, et nous sommes concentrés intensément sur le moment présent.
  3. Les relations positives avec les autres :En tant qu’êtres humains, nous sommes des “êtres sociaux” et de bonnes relations sont essentielles à notre bien-être. Les personnes qui ont des relations fortes et positives avec les autres sont plus heureuses que ceux qui n’en ont pas.
  4. Trouver un sens à ce que nous faisons :Cela signifie de servir une cause plus grande que soi, que ce soit Dieu, une religion, l’humanité ou la nature, nous avons tous besoin de savoir que nos actes ont une importance.
  5. Accomplir des choses que nous pensons être utiles: Beaucoup d’entre nous s’efforcent de s’améliorer d’une façon ou d’une autre, que ce soit pour maîtriser une compétence ou atteindre un objectif. A ce titre, réaliser quelque chose qui compte pour nous est important, et contribue à notre épanouissement personnel.

 

Utilisez ce modèle pour découvrir si l’un de ces éléments manque à votre vie, et réfléchissez à ce que vous pouvez faire pour les intégrer dans votre quotidien.

Au-delà de 6 grands conseils, voici 6 petites astuces qui vous soutiendront et vous aideront à vous remettre de votre burn-out.

  1. Lisez de bons livres

Y a-t-il un livre sympa dans votre bibliothèque que vous n’avez pas encore lu ? Pourquoi ne pas commencer maintenant ! Lire n’est pas seulement amusant, c’est aussi un très bon exercice pour votre cerveau. Allez-y, attrapez un bouquin dans votre bibliothèque et asseyez-vous dans un fauteuil confortable ou dans votre lit, et préparez-vous à être transporté dans un autre monde sans même quitter votre logement.

  1. Faites de l’exercice

Que ce soit du jogging, du yoga ou n’importe quel sport, être actif après le travail présente un certain nombre de bienfaits.

Tout d’abord, vous pourrez vous libérer de vos angoisses, puis votre corps produira des endorphines qui amélioreront votre humeur, et finalement, vous pourrez vous maintenir en forme et en bonne santé ! Voilà donc un moyen simple d’atteindre 3 objectifs à la fois.

Vous pouvez également bouger en écoutant de la musique. Savez-vous qu’il existe réellement de la “musicothérapie” ? Des professionnels utilisent les propriétés relaxantes de la musique pour améliorer l’état physique et mental d’une personne.

De tout temps, la musique a toujours eu une place conséquente dans la culture et la vie quotidienne des personnes, ainsi vous détendre un peu avec de la musique vous aidera à atténuer un peu votre burn-out. N’hésitez donc pas à écouter votre morceau favori !

  1. Ayez une passion

Vous avez toujours voulu faire de la poterie ? Vous êtes obsédé par la photographie ? Vous avez toujours voulu améliorer vos talents de pianiste ? Les passions sont une excellente façon pour nous de rester productif tout en prenant du plaisir à faire des choses que nous aimons.

Si vous n’avez pas encore pensé à vous lancer dans une passion ou à en découvrir une ? Sachez qu’il n’est jamais trop tard.

Prenez quelque chose que vous appréciez faire durant votre temps libre. Commencez petit, et progressez lentement jusqu’à ce que vous développiez vos compétences. Qui sait ? Peut-être qu’un jour votre passion actuelle deviendra votre job de demain !

  1. Cuisinez le dîner

Pas besoin d’être un grand chef pour faire des spaghettis à la sauce bolognaise ou des desserts à la crème, et ça ne coûte presque rien pour nourrir 2 à 4 personnes. En invitant des amis ou des collègues, vous pouvez même faire des plats ensemble !

C’est une bonne façon d’améliorer votre humeur et de vous remplir l’estomac après une longue journée de travail. Avec quelques applications malignes sur votre smartphone, vous n’avez même pas besoin de livre de recettes pour vous lancer.

  1. Passez du temps en famille

À quand remonte la dernière fois que vous avez invité vos parents à venir chez vous ? Vous rendez souvent visite à votre frère ou sœur qui habitent à quelques kilomètres de là ? Et vos enfants aimeraient aussi que vous jouiez avec eux lorsque vous rentrez à la maison…

Oui parfois, nous sommes tellement absorbés par notre train-train quotidien, que nous oublions que notre famille peut aussi avoir besoin de nous. Nous leur manquons !

Alors n’oubliez pas d’apporter à votre grand-mère du pain frais, d’appeler votre père pour lui passer le bonjour. Ils apprécieront certainement que vous leur parliez de votre journée.

  1. Jouez avec vos animaux

Prendre soin des autres créatures vivantes est sans doute l’une des meilleures façons de relâcher tout le stress accumulé. Vous êtes- vous déjà demandé pourquoi les propriétaires de chiens et de chats avaient l’air plus heureux ?

Si vous n’êtes pas tenté par ces deux-là, vous pouvez toujours essayer d’adopter un hamster, un lapin ou un furet. Des poissons sont également une bonne option. Écouter le doux gazouillis de vos poissons colorés qui nagent et brillent dans l’eau de l’aquarium vous aidera à faire disparaître vos soucis.

 

Evolution et complications possibles

Si le burn-out n’est pas diagnostiqué et traité en tant que tel, mais qu’il est considéré comme un moment d’épuisement ou une dépression, le patient risque que seuls ses symptômes soient pris en charge, au détriment des facteurs qui en sont à l’origine. A long terme, la personne risque des atteintes physiques et psychiques graves, ainsi que des conséquences importantes sur sa vie professionnelle, sociale et familiale.

Les complications possibles sont:

  • Diverses maladies: atteintes cardiovasculaires, dépression, troubles anxieux, etc.
  • Incapacité totale de travailler (AI).
  • Isolement social: séparation, divorce, difficultés relationnelles avec ses proches, ses amis.
  • Perte d’emploi.
  • Suicide.

Une bonne prise en charge permet le retour au travail en 1 à 12 mois selon la sévérité du burn-out. La prise de conscience des risques et la fixation de priorités pour leur vie procurent en général une meilleure qualité de vie aux personnes traitées et leur permettent de veiller à ne plus être victimes de burn-out.

Prévention

La prévention se fait à titre individuel, mais devrait également et surtout être effectuée en amont, par les employeurs.

Prévention personnelle dans le privé

  • Avoir une vie familiale et sociale variée;
  • bien séparer le professionnel du privé, savoir «débrancher»;
  • pratiquer des activités de loisirs (sport, bricolage, activités associatives, bénévolat, etc.) qu’on apprécie et qui sont valorisantes;
  • veiller à garder une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, activité physique régulière, sommeil suffisant et régulier, etc.).

Prévention personnelle au travail

  • Veiller à avoir une bonne organisation du travail;
  • demander un cahier des charges clair et une communication ouverte de la part de la direction;
  • discuter et demander de l’aide à ses collègues et supérieurs, ou au service du personnel en cas de surcharge de travail et de stress prolongés;
  • se poser des questions sur son rapport au travail, à ses supérieurs, à ses collèges.

Prévention par les employeurs

L’information et la prévention du burn-out incombent aussi et surtout aux entreprises. Cela se fait en vérifiant, et le cas échéant, en améliorant l’organisation du travail (horaires, processus, cahiers des charges, etc.), les relations entre les collaborateurs et avec la direction, le style de management, l’environnement professionnel.

Quand contacter le médecin ?

Il faut consulter son médecin traitant sans tarder si des troubles du sommeil fréquents et marqués apparaissent, en cas de fatigue qui perdure, de symptômes de dépression et de troubles anxieux et cognitifs (nervosité, problèmes de concentration, angoisses à l’idée d’aller au travail, etc.), ou encore en cas de difficultés à mener des activités ordinaires ou sa propre vie.

Informations utiles au médecin

Le médecin s’intéressera particulièrement au ressenti et aux perceptions subjectives d’un patient présentant des signes d’épuisement et de burn-out. Il s’agit notamment de ses perceptions de sa vie familiale et professionnelle (ambiance, état d’esprit pour aller au travail, etc.).

burnout (8)