Conseils pratiques pour survivre à la rentrée.

Certains s’approchent de la reprise la mort dans l’âme, l’esprit resté sur la terrasse de la maison louée au Cap Ferret. Mais, entre vie masquée et contraintes sanitaires, la rentrée sonne-t-elle vraiment la fin d’une parenthèse enchantée ? Il semblerait que non.

 

En ce jeudi 26 Août 2021, nous pouvons affirmer sans trop prendre de risques que nous nous dirigeons doucement mais sûrement vers la fin des vacances. Un break plus salutaire que jamais qui aura permis d’écarter de ses pensées le coronavirus, le stress d’un reconfinement, les questions du monde d’après. Dès lors, comment ne pas faire rimer reprise avec crise. La rentrée, ou le retour à la réalité le teint hâlé mais avec des boulets aux pieds ? Pas si sûr. À condition, peut-être, d’encourager son esprit à voir les choses sous un autre angle.

 

Convertir le stress en bonne énergie, savoir gérer l’imprévu, voir la vie du bon côté… C’est tout ce que l’on se souhaite pour cette nouvelle rentrée scolaire.

D’où cette idée brillante : pourquoi ne pas affronter, cette année, le mois de septembre en mode positif ? Retour au bureau joyeux, rentrée scolaire quasi zen et zéro probabilité de burn out.

Grâce aux progrès de la science, et en particulier de l’imagerie médicale, il est aujourd’hui possible de prouver scientifiquement, qu’il est possible d’entraîner le cerveau à voir la vie de façon plus sereine et ainsi à ressentir plus de satisfaction au quotidien.

Pour vous y aider nous vous proposons des idées qui font du bien, et vont vous permettent de changer votre comportement sur le long terme.

Je ne suis plus prisonnier de mes émotions

Ce n’est pas parce que c’est la rentrée que l’on doit replonger tête la première dans le « guidon », dans le grand bain du quotidien. Les émotions positives liées aux bons moments passés en vacances sont source d’énergie. Pour les réactiver, on s’aménage une période de transition.

S’accorder des moments de joie et de convivialité pour repenser aux évènements positifs des vacances est indispensable. On prend le temps de savourer ces souvenirs pour y puiser le meilleur. Les études démontrent que plus la mémoire est imprégnée d’un sentiment de sérénité et plus ce ressenti perdure dans le temps. Capitalisez sur vos acquis.

Je rééduque mon cerveau

Comment y parvenir vous allez me dire ? Simplement en listant quotidiennement pendant 21 jours trois nouveaux événements qui ont été des sources de satisfaction. À la fin de cet entraînement, le cerveau est habitué à mieux identifier les aspects positifs de l’existence, et à se concentrer sur eux en priorité. Il devient alors plus productif et créatif.

Petite question : selon vous la bonne mère est celle qui fait tout dans le bon ordre, ou celle qui prend le temps de faire les choses et croque l’existence à pleines dents ? La réponse appartient à chacune. Mais en matière de pensée positive mieux vaut cocher la deuxième case, car les parents qui savent lâcher prise aident la famille entière à rester zen.

On peut, tout simplement, lister les petits soucis potentiels des uns et des autres et les dédramatiser en affichant sur le frigo : «Il n’y a pas de honte à se sentir débordé(e)». «Ça arrive de rater un contrôle de maths». «J’ai le droit de ne pas comprendre le cours de physique»… L’important est de montrer que l’erreur est possible, qu’il est possible de ne pas tout réussir, d’avoir peur ou de pleurer. On apprend ainsi aux enfants à transformer les obstacles en expériences positives, qui permettent d’avancer. Une qualité acquise pour toute une vie.

 

Je souris à l’existence

Le sourire est au cœur de la psychologie positive. S’il influence notre état d’esprit en nous donnant une sensation d’épanouissement, il modifie aussi l’attitude des autres envers nous. Par effet miroir, il provoque le même sourire en retour.  Le cerveau produit de l’endorphine l’hormone du bonheur.

J’anticipe les imprévus

L’atelier fitness affiche complet ? La nounou fait faux bond ? C’est normal : vivre rime avec… imprévu. Une fois accepté ce postulat de base, tout devient plus facile. Il va falloir s’adapter, trouver des solutions, mais le fait de l’avoir anticipé permet d’enrayer les angoisses, cette peur injustifiée. C’est un défi à relever, l’occasion d’aller vers de nouvelles rencontres, pourquoi pas de changer d’habitudes et de sortir de sa zone de confort.

Je prévois un apéro par semaine

Les gens les plus heureux sont ceux qui ont une vie sociale riche. Donc, face au séisme de la rentrée, on planifie (au moins) un moment sympa par semaine entre amis. Avec interdiction de décommander ! Rire, s’amuser. Et redonner de l’importance aux moments pour soi, d’où l’idée de les traiter comme des dossiers prioritaires, sans culpabiliser, au même titre que le coiffeur, les cours de théâtre, les dîners en amoureux, les virées chez Zara.

Je me visualise heureux (se) au travail

Comme une sportive de haut niveau. On profite des derniers jours de vacances pour se poser dans un endroit calme, fermer les yeux et s’imaginer au bureau.

On se visualise souriant(e), ressourcé(e ), plein (e)  d’énergie et de projets. On laisse venir à soi cette image et les sensations qui y sont liées, et on renouvelle l’expérience jusqu’à la reprise du travail. Ainsi, des expériences ont été menées sur un pianiste ayant une main dans le plâtre. Alors qu’il ne pouvait plus pratiquer, il se visualisait en train de jouer. Son plâtre retiré, sa main a été opérationnelle deux fois plus vite que la moyenne.

et utile au travail

Il est essentiel de donner du sens dans son existence pour se sentir épanoui. Avant de réintégrer son travail, on prend donc le temps d’analyser les éléments qui contribuent à nous rendre utile au bureau, et à la société.

J’adopte un retour au bureau organisé

Parmi les bonnes résolutions prônées par la pensée positive : un retour au bureau organisé. On prévoit ainsi un jour sans réunion pour lire ses e-mails, ses courriers. On définit aussi ses vraies urgences, on peut également adopter un geste simple : lister les choses à faire quotidiennement dans un tableau à double entrée de 2 lignes/2 colonnes, en fonction de leur priorité : urgent, pas urgent, important, pas important. On se focalise alors sur les objectifs essentiels et on anticipe sereinement les autres – voire, on les délègue carrément. On remet la liste à jour régulièrement. Une façon concrète d’évaluer sa charge de travail au lieu de la fantasmer en hyperventilant.

Je m’intéresse aux autres

En psychologie positive, l’autre est essentiel. On prend donc le temps de (re)parler avec ses collègues. Et pas forcément de soi ! Devant la machine à café, on demande des nouvelles. On tisse du lien.

J’arrête de minimiser mes succès

Notre société nous dicte certaines attitudes qui vont à l’encontre du fonctionnement de notre cerveau. Des bonnes notes ? Il nous en faut encore de meilleures. Un job formidable ? Il nous faut une fonction supérieure. L’environnement nous pousse à remettre en cause nos «performances». Or, cette attitude nuit à l’efficacité et à la créativité. Les études menées par Shawn Achor ont ainsi montré qu’un cerveau qui fonctionne en mode positif est 31 % plus productif que celui maintenu en mode négatif. On a donc tout à gagner à s’autoféliciter.

Pas de hiérarchie, chaque réussite, chaque effort mérite une auto-reconnaissance. Pas de doute, il y a chaque jour, une excellente occasion de se murmurer «Bravo moi »

Je me reconnecte à l’essentiel

Au saut du lit, on prend trois profondes respirations et on réfléchit à ce qui compte vraiment pour soi. On enchaîne avec une douche prise en pleine conscience, en sentant l’eau sur la peau. Ce rituel permet de ne pas plonger tout de suite dans sa to do list de la journée…

Je contre le stress

Installé (e ) dans une position confortable, on se concentre sur sa respiration. Puis on pense à une situation stressante. On prend conscience de toutes les sensations que cela fait naître (tensions des mâchoires, tachycardie, maux de ventre…). Par la suite, chaque fois qu’on les ressent, on y répond par une respiration calme pour contrer ces émotions négatives.

Je lutte contre mes réactions paranoïaques

On s’entraîne à différencier les faits objectifs, les sensations que ces faits provoquent en nous et nos projections imaginaires à cette occasion. Peu à peu, on apprend à se focaliser sur les faits pour écarter toutes sortes de fantasmes inutiles et angoissants.

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